Guide DUERP · Par métier
DUERP café, bar, brasserie : risques professionnels et Document Unique
Mis à jour en août 2026
Les principaux risques professionnels en café, bar et brasserie
- Station debout et piétinement — Le service debout derrière le comptoir, avec allers-retours continus entre le bar, la salle et la terrasse, sollicite le dos et les membres inférieurs pendant toute la durée du service : fatigue, lombalgies et troubles veineux à évaluer.
- Horaires tardifs et travail de nuit — Ouvertures matinales, services se prolongeant après 23 h ou de nuit, travail régulier le week-end : les longues amplitudes et le sommeil décalé favorisent la fatigue chronique et les risques psychosociaux.
- Clientèle alcoolisée et incivilités — Refus de servir un client en état d'ébriété, altercations en fin de soirée, menaces envers le personnel du comptoir : la violence externe est un risque propre aux débits de boissons, aggravé lors des fermetures assurées par une personne seule.
- Manutention de fûts et de caisses — Réception des livraisons, port et raccordement des fûts de bière, rangement des casiers et cartons vers la réserve ou la cave, parfois par une trappe ou un escalier raide : charges lourdes et postures contraignantes.
- Verre brisé et coupures — Manipulation continue de verres et de bouteilles, casse au comptoir ou à la plonge, ramassage de verre brisé en salle et en terrasse ; la petite restauration ajoute la découpe au couteau et au trancheur à pain.
- Sols glissants et bruit — Déplacements rapides sur des sols mouillés par les boissons renversées et la plonge, chutes de plain-pied fréquentes ; s'y ajoute une ambiance sonore élevée (musique, conversations, retransmissions) plusieurs heures par service.
Les risques réels dépendent des postes de travail de chaque établissement. Le DUERP doit les évaluer par unité de travail (fréquence et gravité), pas se contenter d'une liste type.
Comment établir le DUERP d'un café, bar ou brasserie
- Identifier les unités de travail (groupes de salariés exposés à des situations proches) ;
- Évaluer chaque risque du métier selon sa fréquence et sa gravité ;
- Définir un plan d'actions de prévention daté, avec des responsables ;
- Mettre à jour le document chaque année et conserver les versions 40 ans.
Depuis la loi du 11 mai 2026, un DUERP absent ou non mis à jour expose l'employeur à une amende pouvant atteindre 4 000 € par salarié. Beaucoup de TPE passent par leur expert-comptable ou leur courtier, qui proposent un parcours guidé : c'est le modèle de Dueria, avec un questionnaire adapté au métier et un document généré à la charte du cabinet. La validation par un préventeur reste recommandée pour les situations complexes.
Le questionnaire Dueria est déjà adapté à ce métier. Testez la démo sans inscription, ou proposez-le à vos clients si vous êtes cabinet ou courtier.
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Questions fréquentes
Quels sont les principaux risques professionnels dans un bar ou une brasserie ?
Les principaux risques d'un café, bar ou brasserie sont la station debout prolongée avec piétinement, les horaires tardifs et le travail de nuit, la confrontation à des clients alcoolisés, la manutention de fûts et de caisses, les coupures par verre brisé, les sols glissants et le bruit.
Un café ou un bar doit-il faire un DUERP ?
Oui, comme toute entreprise, dès le premier salarié, y compris à temps partiel ou en extra. Le Document Unique doit être daté, adapté aux postes réels (comptoir, salle, terrasse, cave) et mis à jour chaque année.
Le travail de nuit doit-il figurer au DUERP d'un bar ?
Oui. Les services se prolongeant tard en soirée, le travail de nuit et les longues amplitudes horaires génèrent fatigue, sommeil décalé et risques psychosociaux : ils doivent être évalués dans le DUERP avec les mesures d'organisation associées.